 
PARIS REMPORTE
LE PREMIER TROPHEE
Au beau milieu du Bois de Vincennes,
entre les boulistes des joueurs de cricket et les footballeurs du
dimanche, la grande famille du football australien français
s'est réuni pour la première édition de la
Coupe de France dans un anonymat quasi général.
Alors que l'élite australienne
remplit les plus grandes enceintes du pays sur des pelouses tondues
à la perfection, nos pionniers français, eux, se démènent
devant une cinquantaine de proches et de curieux sur un oval composé
d'herbe sèche et de beaucoup de terre.
Organisé parfaitement
par le club local, cette première édition mettait
aux prises quatre équipes :
- les Paris Cockerels ressuscités de leurs cendres cette
saison,
- les Kangourous de Strasbourg,
- les Bombers de Bordeaux,
- ainsi que la dernière née des équipes, les
Firesharks de Montpellier.
Signalons aussi la présence
de Philip Porublev, responsable d'Aussie Rules Europe(ARE) tout
droit venu de Stockholm pour arbitrer des matches et renforcer l'effectif
des Fire Sharks.
Au cours de ce tournoi, les Parisiens
ont dominé les débats grâce à l'appui
d'un fort contingent australien. Mais au-delà des résultats,
c'est le footy qui est sorti encore une fois vainqueur car tous
les joueurs présents se sont dépensés sans
retenus et ont progressé tout au long de la compétition.
Cette coupe qui a réuni toutes les forces en présence
du foot australien hexagonal servira aussi de point de départ
pour les prochaines échéances de l'équipe nationale
à Barcelone en septembre et à Prague en octobre.
Après deux années
difficiles ponctuées de rendez-vous manqués, de galères
et d'échecs, le travail des responsables parisiens et des
membres de la Commission Nationale de Football Australien (CNFA)
a permis la concrétisation de cet événement
qui, espérons-le, va être un tremplin pour le développement
de notre discipline.
En tout cas, sur le terrain,
la maîtrise technique des Parisiens, la volonté strasbourgeoise,
la solidarité bordelaise et l'enthousiasme montpelliérain
laissent présager un avenir plus serein pour le foot australien
national.
Marc Jund
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